Citoyenneté
L’égalité des genres, le racisme et les discriminations

réactions

Dans le plan d’action 2014-2015 du CJ, l’égalité des genres tient une place particulière. Des projets dans ce sens vont se développer.

Interpellé par le contexte international et européen concernant les droits des femmes et des LGBTQI[1], comme les reculs législatifs sur l’avortement en Espagne, les manifestations contre les droits des personnes LGBTQI en France ou le rejet du rapport ESTRELLA par le Parlement européen, le Conseil de la Jeunesse souhaite faire de ces questions une de ses priorités. Ces questions feront de cette façon suite au travail déjà réalisé par notre institution sur ces thématiques et nous permettront de faire le point sur l’écoute de nos revendications et sur les avancées législatives et sociales sur ce sujet.

Nous souhaitons développer des avis et des réflexions sur les droits des femmes, au sens le plus large, tant d’un point de vue légal qu’au niveau de l’égalité réelle entre les genres dans notre société. Dans cette optique, le CJ veut notamment mener une réflexion sur les moyens et le droit de chaque être humain à disposer de son corps (y compris la contraception, l’IVG, etc.). Un autre axe de réflexion concernera la violence physique comme verbale faite aux femmes dans notre pays, ses implications pour la jeunesse belge, les moyens mis en place à l’heure actuelle et les procédés pour l’endiguer.

Toujours dans la continuité de son action passée, le Conseil de la Jeunesse souhaite également revenir sur l’EVRAS (Education à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle) et sur le décret adopté par le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Nous souhaitons de ce fait reformuler l’EVRAS et évaluer le nouveau décret afin d’aller plus loin et de développer de nouvelles pistes pour l’éducation à la vie sexuelle et affective des jeunes. En effet, nous considérons l’EVRAS comme un droit et une priorité dans le but notamment d’aborder la question de la sensibilisation aux stéréotypes de genre et à la lutte contre l’homophobie et la transphobie dès le plus jeune âge.

Enfin, le CJ désire continuer à s’impliquer dans la lutte contre les discriminations homophobes et transphobes envers les jeunes LGBTQI et veut, plus largement, agir dans une démarche d’inclusion de tous les jeunes dans notre société, sans différence de sexe, d’ethnie, de religion, d’orientation sexuelle ou d’identité de genre. Une des priorités du Conseil de la Jeunesse sera ainsi de rendre un avis sur la question de l’ouverture du don de sang pour les HSH[2]  afin de mettre fin à cette discrimination légale envers les personnes LGBTQI. Ces questions devant être plus largement pensées dans le cadre de l’intersectionnalité des dominations, qu’elles soient fondées sur le sexe, la couleur de peau, l’origine ethnique, la religion ou simplement la classe sociale.

Plus généralement, le CJ souhaite se faire entendre pour lutter contre le racisme et toutes les discriminations/dominations qui structurent notre société. Tous les mécanismes d’infériorisation sociale et de stigmatisation, dans leurs aspects symboliques et matériels doivent être dénoncés et combattus. Aujourd’hui encore, trop souvent, ce sont les mêmes jeunes « issus de l’immigration » qui sont montrés du doigt lorsqu’on parle de délinquance et qui se voient refuser l’accès à l’emploi ou sont relégués dans des écoles dévalorisées. Cette attention est d’autant plus importante qu’avec les mesures d’austérité et l’explosion du chômage, il est tentant pour certains – y compris dans les partis politiques – de chercher des boucs émissaires et d’opposer des groupes sociaux en alimentant les peurs par l’amalgame. Aujourd’hui, l’islamophobie est préoccupante en Europe, mais tous les racismes sont inacceptables, qu’ils visent les juifs, les musulmans ou les populations Roms.

Dans le même registre, une attention pourra aussi être portée sur la question de l’histoire et de la mémoire. Mémoire des grands crimes contre l’humanité reconnus et remise en question de certains éléments de l’histoire officielle, en particulier l’histoire coloniale de la Belgique. Nous pourrons également continuer le travail déjà accompli lors de la dernière mandature concernant l’introduction d’un cours de l’histoire de l’immigration dans l’enseignement secondaire.



[1] Lesbienne, Gay, Bisexuel.le, Transgenre, Queer et Intersexe.

[2] Hommes ayant des relations sexuelles avec des Hommes.

« Retour

Commentaires

Actualités
La déléguée ONU pour le développement durable du Conseil de la Jeunesse rappelle l’importance de la Jeunesse dans l’Agenda 2030

Notre déléguée ONU pour le développement durable, Diane Delava a prononcé un discours ce vendredi 13 juillet lors du HLPF (High Level Political Forum for Sustainable Development), afin de mettre en avant l’importance d’ une meilleure inclusion des jeunes en matière de développement durable.

Lire la suite
Les délégués ONU du Conseil de la Jeunesse lancent leurs consultations!

 

Chaque année, nos délégués ONU en charge des matières de la Jeunesse, du Développement Durable et du Climat lancent des consultations.

Lire la suite
Résultats des élections du Conseil de la Jeunesse

Après :

3 mois de campagne,

1929 km parcourus,

30 bureaux de votes officiels sur toute la Fédération Wallonie-Bruxelles,

1943 votants et 5067 votes exprimés.

Voici la liste des 36 candidats élus (18 hommes et 18 femmes) qui intégreront la nouvelle Assemblée générale 2018-2019!

Bienvenue à eux et bon travail !

#paritéparfaite #electionsduconseil #Etsicetaittoi

Lire la suite
Deviens un.e Ambassadeur des Jeunes Belges francophones!


Le Conseil de la Jeunesse est à la recherche de jeunes citoyens motivés pour constituer une nouvelle équipe de « Jeunes Ambassadeurs » du Dialogue Structuré européen en 2017 !

Lire la suite
Bienvenue dans ma tribu – La nouvelle plateforme citoyenne interactive.

« Bienvenue dans ma tribu » est une plate-forme web interactive permettant aux jeunes, de 12 à 25 ans, de débattre, de réfléchir et de construire pleinement leur citoyenneté.

Lire la suite Boîte à idées

Moteur de
recherche